Au petit matin nous entrons dans la Baie de Port-Vila – capitale de l’île d’EFATE.
Les mouillages sont de mauvaises tenues, nous préférons prendre une bouée au yacht club.
Nous finalisons nos formalités d’entrée par une visite aux douanes, et à l’immigration. De nombreux petits bus sillonnent la ville. Nous testons ce mode de transport nivan pour nous rendre à la coopérative agricole acheter des semences pour offrir et troquer dans les îles éloignées. Les noms de rues rappellent le passage des français : ici Rue de Bretagne.
Le centre d’intérêt de Port-Vila se résume à son marché très vivant, coloré et bien achalandé.
Les femmes viennent de loin vendre leurs produits. Grands-mères, bébé s’installent sur des nattes tressées, palabrent, mangent, et y dorment la nuit jusqu’a ce que toutes leurs denrées soient écoulées
Les présentations sont soignées, des bouquets de piments égaient les étales, les pyramides de pamplemousses rivalisent avec celles de citrons, des paniers tressés dans une seule palme de cocotiers renferment des tubercules ( pommes de terre, patates douces, tarots). Des fagots de bois ou des sacs de charbons sont vendus pour les fourneaux improvisés qui dans chaque foyer Ni van servent à la cuisine familiale.
Au milieu du marché nous déjeunons dans une des gargotes proposant des plats européens ( viande-frite, blanquette de veau, poisson). A coté des gargotes, des femmes proposent sur des étales des plats à emporter locaux : laplap de poisson, laplap de poulpes, conditionnés dans des feuilles de bananiers qui remplacent avantageusement les habituelles assiettes en polystyrène.…
A Port-Vila nous retrouvons Geneviève et David, rencontrés aux Marquises il y a 2 ans. Ils ont été mutés au lycée français. Nous passons une agréable soirée à les écouter nous raconter les coulisses de Port-Vila que les touristes sont loin de pouvoir imaginer. Ils nous confirment ce que nous avons ressenti pendant cette semaine passée en ville. Les prix sont très élevés, les salaires excessivement bas et la criminalité débute. La colonisation économique internationale (à dominante australienne) a remplacé le condominium franco-britannique.
Avant de quitter l’île d’Efaté, une petite navigation d’une vingtaine de milles de conserve avec Annie et Patrice du voilier français Bohème 3 nous conduit au Port Havannah
…Mouillage sauvage de AÏ Creek…
Remontée en annexe d’une jolie rivière bordée de végétation très dense.
Le trafic de pirogues à balancier est incessant entre les habitations cachées dans la forêt et les plantations. Nous troquons quelques fruits avec Lynda et Frank revenant de leur jardin.
Nous projetons de découvrir deux- trois îles au nord d’Efaté puis de revenir effectuer notre sortie du Vanuatu à Port Vila avant de prendre la route pour la Nouvelle-Calédonie.
Avec nos nouveaux amis de Bohème III nous levons l’ancre pour 40 milles de navigation pour une escale sur l’île d’Emae
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