Contrairement à ce qui était mentionné dans le dernier article nous ne vous écrivons non pas du Vanuatu mais...d'Opua..oui oui Opua en Nouvelle-Zélande vous avez bien lu- exactement le même depuis notre arrivée en novembre 2010 !
Jeudi 12 avril 2012 nous quittons Opua au lever du jour, laissant la trop bien connue bouée rouge du port derrière nous.
Dans la Baie des Iles la mer est encore calme et nous franchissons le cap Wikiki pour la haute mer cap au 346 sur le Vanuatu.
La mer devient vite chaotique. Le départ se fait au pré puis en fin de journée le vent tourne progressivement. Sundance avance autour 7 noeuds vent arrière.
Malheureusement en pleine nuit après 120 milles parcourus, un des tuyaux hydrauliques du système de barre se perce. C'est un sentiment bien désagréable de ne plus avoir de barre en pleine mer.....Nous ne pouvons même pas mettre à la cape pour nous laisser un temps de réflexion. Une seule solution se présente : tenter de bloquer la barre et d'utiliser le régulateur d'allure. Après 3heures de flottement en pleine nuit, nous décidons sagement de rentrer au pré sur Opua plutôt que d'affronter les 800 milles restants dans des conditions précaires. Au pré le windpilot travaille superbement bien. 48h à tirer de grands bords avec une voilure réduite ( 3 ris et un morceau de génois) pour économiser le matériel et le physique des marins. C'est très confortable bien que le pont soit immergé en permance. Dans la journée de samedi les éléments se calment. Jocelyn installe alors un petit pilote automatique à la place de la girouette du régulateur. Il nous reste encore 40milles, le vent mollit, la mer se calme. On décide de tester notre nouveau système. On embraye le moteur avec cette nouvelle installation : cela fonctionne à merveille. Donc cap au moteur sur la Baie des Iles, cela nous évite de retirer un nouveau bord.
A minuit, la Baie des Îles se présente devant l'étrave. Nous connaissons le chemin, pas de soucis, et nous avons en prime cette année notre nouveau radar pour nous guider. Avec le pilote, nous avançons jusqu'au quai de quarantaine, on rajoute un peu d huile dans la pompe hydraulique avant les derniers mètres, on déverrouille le pilote, et on manoeuvre avec la barre pour accoster. Il est 3h du matin, bien contents de pouvoir prendre une douche bouillante et de se mettre au lit.
Nous avions prévenu Maritime Radio, qui nous suivait pas BLU, au cas ou nous aurions besoin d'assistance. Mais nous avons réussi à nous débrouiller seuls.
Le lendemain matin notre douanière favorite monte à bord. Nous remplissons de nouveau les formulaires d'entrée en Nouvelle-Zélande...on ne plaisante pas avec l'administration néo-zélandaise ! Les formalités achevées, nous mouillons devant notre petite île, et nous nous attaquons aux réparations.
Démontage des tuyaux, recherches d'un industriel en hydraulique et d'une voiture, réalisation de tuyaux hydrauliques neufs avec les anciens embouts, remontage, remplissage d'huile, purge, vérification de tout le système, consolidation du mécanisme de barre par un point de soudure, peinture de la cale.
En trois jours tout est remis en ordre. Nous décidons alors de tester le système. Nous rencontrons sur le port deux jeunes français en voyage Alix et Antoine. Ils cherchent à se rendre à Russel. Nous leur proposons de venir avec nous, puisque nous faisons l'aller-retour dans la journée. Nous passons un sympathique moment avec eux, et de plus la barre hydraulique marche à merveille !!
Le bateau et l'équipage sont de nouveau opérationnels, mais la fenêtre météo idéale semble se faire désirer...Soyons patients : nous ne sommes plus à quelques semaines d'attente, mais il nous tarde de retrouver des eaux chaudes et claires, de petites navigations clémentes, une civilisation moins aseptisée que celle des anglosaxons, une vie de nomades, des rencontres et des découvertes ...
En attendant de lever l'ancre, le four reprend du service à plein régime pour réchauffer nos froides soirées....et quel plaisir de sentir l'odeur du bon pain chaud dans le carré et de déguster quelques douceurs maisons... .... Création Le Sundancer : mousseline de pistache sur palet breton avec abricot confit..
On ne vous dit ni quand ni où sera écrit le prochain article...on vous réserve la surprise !
Il existe un 7ème continent 6 fois grand comme la France, qu'aucun drapeau ne revendique et pour cause....cliquez sur le lien pour le découvrir et sur la vidéo.
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5 commentaires:
Réparations terminées, nous vous espérons une bonne fenêtre météo pour un imminent départ.Le pain parait toujours aussi appétissant et la boulangère au mieux de sa forme. A ne pas manquer la vidéo sur la mer poubelle !
Moune et Didou
J'espère aussi pour vous une météo au beau fixe. A très bientôt pour de bonnes nouvelles.
MERDE pour votre prochain départ
Gros bisous de l'Acampadou
les ennuis techniques font partie de la vie en bateau ... alors bravo pour ce retour raisonnable en NZ et d'avoir pris le temps de reparer serieusement le systeme de barre ! Bon vent pour la suite de votre voyage . Amicalement Pierre
si tu est maso achete un bateau!!!!!!!!!!!!!
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