Côte Colombienne

Une fenêtre météo idyllique s'ouvre à nous vers la Colombie.

Le Cap de la Vela et le Cap Santa Marta, " le Cap Horn" des Caraïbes, sont réputés dangereux. 1m50 de creux et 15-20 noeuds nous poussent, rendant la navigation confortable et sereine, ce qui est assez rare pour la région.


Deux belles dorades coryphènes mordent à la ligne. La plus grosse est dégustée en papillote. Les oeufs préparés en "tarama" sont servis en apéro, le tout arrosé d'un petit Gato Negro blanc sauvignon !! En dessert, pour cause de maturation à grand vitesse du régime de banane, crême de bananes-citron vert. On ne se prive pas !!!!!


A 220 miles de Curaçao, Cabo de la Vela notre premier mouillage en pays colombien. Quelques vieilles barques de pêcheurs colorent l' immense baie entourée de collines désertiques, très arides.

Notre cabotage se poursuit. Escale à Guayaraca, la 3ème baie des "Cinq baies". Une houle de travers rend la navigation de nuit assez désagreable. C'est avec plaisir que nous admirons à 8 miles de l'arrivée le massif montagneux de la Sierra Nevada, qui culmine à 5700m. La météo a été encore forte clémente avec nous pour ces 120 miles.
15 noeuds de vent de jour et 20-25N pour la nuit. Nous n'osons imaginer les conditions de mer quand ça souffle !!! Sans vent ni mer annoncés çà brasse. Nous avons eu beaucoup de chance d'avoir saisi l'opportunité de cette fênetre météo.

Quelques paillottes avec toit en palme frangent la petite plage au fond de la baie luxuriante. Le paysage boisé et verdoyant nous repose, et nous plait beaucoup.Le mouillage est bien ventilé, de grosses rafales descendent des falaises. Ce n'est pas méchant, elles ne durent que quelques secondes. Trois jours de repos, et de découverte récompensent nos efforts.




Excursion à terre : Reneildo nous offre un accueil chaleureux. La policia nationale bonne enfant nous fait un brin de causette. Petit tour dans le village et balade le long du chemin cotier à l'ombre de la végétation tropicale, avec des cactus géants envahis de fleurs parasites.


Rodadeiro est vite atteint après une navigation à 7,5N de moyenne. Mouillage devant une station balneaire, grandes tours de béton partout, une frange de cocotiers et de restaurants bordent la mer. Départ vers 4h du matin pour traverser de jour l'embouchure du fleuve Rio Magdalena. Navigation musclée : quelques belles vagues arrosent le cockpit. Dans le carré l'ordi, et quelques bricoles ds'envloent de tribord à babord. Les 35 premiers miles sont assez remuant. Puis c'est le passage de la rencontre de l'eau de mer bleu des abysses avec les eaux boueuses, épaisses, brunes et chargées d'alluvions du Rio Magdalena. Beaucoup de vagues courtes, hachées et impressionantes à la rencontre des eaux. Une fois dans la melasse marron le confort d'une grande houle arrière nous repose et permet de veiller attentivement aux débris rejetés par le fleuve. Seuls deux troncs d'arbres et quelques touffes de jacinthe d'eau retiennent notre attention.

Mouillage dans l'immense baie de Punta Hermosa. Plusieures cahuttes au toit de palme, style "grand parasols" bordent la plage. Les bateaux servent de bouées aux quelques véliplanchistes en vacances.


Dernière étape de quelques miles nous sépare de Carthagène. Nous passons par la Boca Grande. L'entrée de la baie est barrée un mur sous-marin construit par les espagnols qui protégeaient la ville des navires ennemis qui venaient s'y écraser. Une brèche de quelques dizaines de mètres a été creusée récemment pour permetttre aux plaisanciers de passer dans 3,60M d'eau. Cela évite de passer par Boca Chica et raccourcit le trajet de plus de 15 miles.

Il ne nous reste plus qu'à partir à la découverte de Carthagène !!!!

Pour lire notre carnet de voyage, cliquez sur le lien : carnet de voyage Colombie déc.2008

1 commentaire:

Le Margouillat a dit…

Un p'tit coucou de ta sœurette...
Les photos sont toujours aussi belles et les montages sont nickels!!
bisous de nous