Fin mai pointe son museau, Sundance tout propre et paré à reprendre la haute mer retrouve son élément naturel. Seul l'équipage semble vouloir prendre racine en Nouvelle-Zélande où l'hiver s'installe. Quelques cailloux coincés dans la plomberie du capitaine nous retiennent encore dans la Baie des Îles. Nous en profitons pour terminer les "ultimes bricoles" avant le départ et tentons de rattraper le retard des publications du blog. Soyez patients !!!Après une traversée du chenal sous la pluie, nous dirigeons plein ouest sur l'île sud.
En route vers la French Pass, quatre heures de pistes époustouflantes offrent à chaque virage un paysage grandiose. Les criques sont constellées de parcs à moules alors que les innombrables troupeaux de vaches ou de moutons se partagent les pentes herbeuses. Le chemin est marqué de cadavres d'opossums empoisonnés dont se repaissent les faucons. Ces animaux nocturnes introduits en NZ devenus nuisibles détruisent et chassent les couvées de kiwis, l'oiseau emblématique de NZ.
Au réveil, les wekas -oiseau sans aile et sans gène, endémique de NZ- viennent chaparder dans notre tente de quoi nourrir leurs petits. Malins et espiègles, rien ne les arrêtent. Les tartines grillant dans la poële disparaissent comme par magie !
Nous marchons jusqu'à la French Pass. Cet endroit séparant l'île d'Urville au continent est très mouvementé. Les courants engendrés par la différence de niveau entre la Mer de Tasmanie et le Pacifique peuvent atteindre 8N. Le français Dumont d'Urville en 1827 a découvert ce passage et l'a franchi à la voile à bord de la Coquille - renommée par la suite l'Astrolabe.
L'après midi nous contemplons le triage de moutons...
...Et prenons le temps d'observer la faune et flore des Marlboroughgrive musicienne-Turdus philomelos
Nous sommes souvent seuls sur les pistes.
.....Les moutons sont les tondeuses idéales pour les cultures de houblons.....Magnifique taureau au cou frisé.

Au Cap Foulwind nous crapahutons jusqu'au phare et gagnons une petite plage pour observer de jeunes phoques jouant dans les vagues. Quelques kilomètres plus au sud les Pancakes Rocks sont des formations géologiques originales. Usées par le temps, le vent, les marées, la pluie, les roches ont pris la forme de galettes superposées
Au camping nous sympathisons avec une famille kiwis et leurs trois adorables fillettes.
Nous quittons le bord de mer pour traverser d'ouest en est l'île sud et traverser La Lewis Pass (col). Quelques heures passées dans le petit village de Reefton nous permettent de rencontrer les locaux et d'en apprécier l'atmosphère provinciale.

L'Arthur Pass est franchie sous un soleil étincelant. La neige couronne les sommets alpins qui culminent à plus de 4000m.
Malgré le panneau "Attention kiwi" nous n'en rencontrerons pas un seul. Ce sont des animaux à moeurs nocturnes. Par contre de nombreux Kea ( Nestor notabilis) - gros perroquets endémiques de NZ - nous font des démonstrations de patinage sur carosserie.
Les élevages de cerfs prospèrent en NZ, essentiellement pour la viande mais aussi pour les vertus supposées aphrodisiaques des bois, vendus en Extrême-Orient.
La région riche en or attiraient les pionniers du XIX
Nous nous dégourdissons les jambes sur la Golsfield

Hotikita est la capitale de la jade. Les artisans sculptent des bijous et des objets d'art à la vue des passants. Nous gardons néanmoins la nostalgie des sculpteurs des Marquises plus imaginatifs et plus originaux. Ici toutes les pièces se ressemblent et le travail se fait à la chaîne.
La fourrure d'opossum mariée à celle du mérinos se retrouve dans la confection de pulls, gants...Au bord du lac Kaniere - proche d'Hokitika nous installons notre campement pour quelques jours.
Ces vacances sont aussi l'occasion de goûter les spécialités locales : au dîner venison ( cerf d'élevage) et fraises à la crème fraîche. Nous changeons un pneu de la voiture. Le garagiste bien sympa nous indique ses coins de pêche où nous pouvons observer du saumon sauvage !!!
Les eaux des gorges d'Hotikita sont bleues laiteuses. Cette couleur est due aux fines particules de roches en suspension dans l'eau qui proviennent des glaciers
Les fermes laitières sont nombreuses, et les troupeaux importants. Ici pas de quota laitier. Plus on produit, mieux c'est. Le lait se vend bien et le produit laitier néo-zélandais inonde le Pacifique. Il n'est pas rare de voir des troupeaux de laitières de 800 ou 1000 têtes. Les bêtes restent dehors toute l'année. Il n'y a pas d'étable d'hivernage.
Nous nous baignons dans les lacs aux alentours, marchons jusqu'à la cascade de Dorothy Fall, et profitons de quelques notes de musique devant ce paysage apaisant, avant de reprendre la longue route vers les glaciers.






5 commentaires:
Et un superbe moment de rêve en parcourant cet article.
Gros bisous.
Superbe ballade...Attention aux petits cailloux...prenez bien soin de vous....amities . Pierre
Comme toujours des paysages splendides et des rencontres imprévues comme celle du petit déjeuner !
La grive musicienne a été introduite en NZ ?
Bisous
Moune et Didou
Après 5 jours de pêche intensive au Pont de Monvert
en Lozere, que de la truite fario et pas un saumon .... bien sur. Hop je saute dans un avion et sus au saumon sauvage de NZ.
Amitiés à vous deux Pierre.
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